Abécédaire de la musique cubaine

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Bouton Son. Le son (prononcer "sonne") est un genre musical venu des régions de Santiago et Guantanamo, avec pour référence le poète et compositeur Ignacio Pineiro. La contredanse, venue de la country danse, arrive à la fin du XIXe siècle sous le nom de contradansa.

Issue des danses de salon, enrichie de chant et de percussions, elle deviendra la dansa, le danzon, et enfin le son. Le son descend à l'origine des montagnes (son montuno) et se chante dans la plaine, en llano, puis dans les villes.

Il évoque, comme la guajira, des petits événements du quotidien. Les percussions d'origine africaine tel les bongoes, deux petits tambours reliés, se mêlent aux percussions indiennes (maracas, guiro). Enrichi par les guitares d'origine espagnole, le son sert de base aux danses cubaines (guaracha, changüi, sucu sucu).

Le son présente une forme antiphonale des chants d'Afrique. Le chœur introduit un refrain et le soliste le reprend en improvisant. Au son largo, exposition du thème musical, peut intervenir le montuno, refrain improvisé par le chanteur et repris par le chœur.

Les chanteurs s'accompagnent à la guitare ou au Tres, instrument roi du son, une petite guitare à trois cordes doubles de métal. L'initiateur du son de La Havane est le groupe Cuarteto Oriental en 1916. "El son es lo mas sublime para el alma divertir…" (Ignacio Piñeiro)

Bouton Salsa. La salsa (la sauce, en espagnol) mélange de nombreux ingrédients du son, avec en complément un piano, une contrebasse, des timbales et une section de cuivres (trombone, saxophone, trompette).

Elle est née au cours des années 70 dans les ghettos latinos du Bronx à New York, et a déferlé sur le monde grâce à des artistes comme Ray Barreto ou Eddie Palmieri... On appelle salsa tout ce qui sonne latino de près ou de loin. Une musique relevée et épicée, qui a du piquant ("Tiene salsa!").

En fait, c'est le son cubain, joué aux États-Unis par des artistes comme Arsenio Rodriguez, une mixture diabolique que le public découvre lors des premiers concerts des Fania All Stars.

La reconnaissance planétaire de la salsa dans les années soixante jusqu'au années quatre-vingt dix n'a guère profité aux artistes cubains, à part de notables exceptions comme los Papines, Sierra Maestra, l'Orquesta Aragon ou Irakéré.

Il existe une grande disproportion entre la reconnaissance des musiciens cubains dans leur île et celle dont il bénéficie à l'étranger. L'Orquesta Aragon est pour les Cubains un orchestre de bals de maison de retraite...La danse qui accompagne cette musique populaire née dans les années soixante-dix s'apelle aussi la salsa.

Bouton Santeria. La santeria (reflet de la religion des Yorubas) est à Cuba ce que le vaudou est à Haïti, le candomblé et la macumba au Brésil.

"Fusionnant avec la religion Yoruba, le christianisme engendre la santeria (culte dans lequel les saints catholiques correspondent aux dieux africains) : Santa Barbara à Shango, San Lazaro à Babalu Ayé.

Chaque santo est invoqué avec ses rythmes propres joués avec les bata, tambours sacrés utilisés par groupes de trois, l'iya improvisant, l'itotele et l'okonkolo assurant le contrepoint." (Isabelle Leymarie).

Bouton Shango. Divinité de la santeria, analogue yoruba de Zeus, est assimilée à Sainte Barbe (Santa Barbara) par ses attributs (la foudre, le feu) dans le syncrétisme entre les dieux africains et les saints de la religion chrétienne.

Chaque orisha (divinité) a ses attributs, ses fonctions, ses couleurs. Les rituels diffèrent, (toqués, aspertions, fumigations, libations, transes, sacrifices, pratiques divinatoires…) mais ils perpétuent la tradition africaine en ayant intégré les saints chrétiens.

Bouton Septeto Habanero. À l'origine, Cuartero Oriental (tres, botija, claves, maracas) qui introduit le son à La Havane, pour devenir Sexteto avec l'introduction des bongos en 1920, et l'arrivée du chanteur Abelardo Barroso en 1925.

Ce groupe phare de la musique cubaine attendra l'arrivée du trompettiste Enrique Hernandez pour devenir le Septeto que l'on connaît.

Bouton Songo. Ensemble de rythmes créés par Changuito, de los Van Van, qui mélange plusieurs styles venus de la rumba, du son et de la conga avec des éléments de jazz et de funk.

Bouton Timba. Nouvelle salsa cubaine, initiée en 1988 par José Luis Cortés, qui fonde NG La Banda (NG pour Nueva Generacion) après sept ans passés avec l'ensemble Irakere, et qui concilie les exigences de la musique à danser avec les libertés du latin-jazz.

Chansons influencées par l'argot des rues, percussions et cuivres endiablés, refrains rappés ou mixés avec effets electroniques et beats venus de la techno, des groupes comme Los Jovenes del Barrio, Jovenes Clasicos del Son ou Orishas plaisent davantage aux plus jeunes générations.

Bouton Trova. Genre musical pratiqué par les trovadores. Tumbadoras, nom cubain des congas sont les tambours de prédilection de la rumba moderne. Trois percussionistes jouent sur un tambour de taille différente.

Tres, guitare à trois cordes doublées, instrument par excellence du son. Tito Puente. Tunas, groupe de musiciens espagnols. Trovadores, les Troubadours chantent des habaneras, des guarijas, des boleros... en duo ou trio dans les cafés, dans les cinémas et donnent des séranades.

Son prince se nomme Sindo Garay, auteur d'une centaine de chansons dont La Bayamesa. Tabaquero, rouleur de cigares était la profession de nombre de musiciens dont Manuel Corona (1880-1950).

Timba, salsa cubaine proche du funk et du rap avec des refrains scandés qui reprennent des expressions de la rue.

Teatro Mella, le 18 mai 1977, ce lieu de concert de La Havane accueille pour la première fois depuis 1961 et le début de l'embargo américain un festival où sont réunis des musiciens cubains et américains, Los Papines et Dizzy Gillespie...

Bouton Timbales. Comme les congas et les bongos, ils sont principales percussions de Cuba, et se jouent avec les mains ou les baguettes.

Bouton Tumba Francesa. Danses de cour héritées de la monarchie française.

Menuet ou rigodon, dont on a préservé les figures délicates, s'accompagnent d'une rythmique africaine soutenue par trois types de tambour, des tumbas un cata, tronc évidé que l'on frappe avec des baguettes, et un bombo.

Bouton Universelle. La musique cubaine l'est devenue par la salsa dans les années 70. "Les Africains, à travers leur musique, ont conquis les âmes des fils de leurs oppresseurs", écrit David Byrne, grand amateur de musique latine et ancien chanteur des Talking Heads.

Il rend hommage aux musiciens cubains dans l'album Rei Momo (Luaka Bop/Sire Records, 1989).

Bouton Veinte Anos. Bolero que l'occident découvre en 1997 avec la version d'Omara Portuondo et Compay Segundo, sur l'album Buena Vista Social Club.

Elle fut composée par Maria Teresa Vera, prêtresse de la trova, qui l'interpréta dans les années quarante.

Bouton Yambu. C'est un des trois genres de la rumba. Il se danse lentement, en couple, mais sans l'animosité du guaguanco.La chanson Lindo Yambu et son refrain Ave Maria Morena de Ignacio Pineiro symbolisent cette danse lente.

Yoruba. Groupe linguistique de plusieurs millions de personnes, unis par une même culture, originaire de la région d'Ifè, dans l'actuel Nigéria.

Yuka. Rythme d'origine bantoue (Congo). On bat les Tambor Yuka, creusés à l'origine dans les minces troncs de l'arbre de manioc (yuca) avec mains et bâtons sur la membrane et sur les côtés. Les chants de travail des Tambor Yuka sont à l'origine de la rumba.

Yémanja, Yemaya. C'est une divinité très populaire au Brésil et à Cuba. Elle est syncrétisée avec la Sainte Vierge de Regla (8 septembre). C'est la déesse yoruba de la mer. Ses couleurs sont le blanc et le bleu.

Bouton Zafiros. Groupe des années soixante composé de quatre chanteurs et d'un guitariste, qui deviennent rapidement des idoles pour les jeunes, en mélangeant les apports cubains et les harmonies du doo-wop. À voir, "Sueno Azul", le Rêve bleu, film qui retrace leur carrière fulgurante.

Bouton Zapateo. Claquement de pieds d'origine andalouse. Également danse créole, populaire, propre à Cuba.

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Tourisme à Cuba

Pour se rendre à Cuba rien de plus facile !Les formalités sont simples et rapides.

Sitôt débarqués de votre avion, la Havane, vous séduira à coup sûr.

C'est une ville qui mélange les genres et l'on assiste au spectacle de la vie quotidienne cubaine à chaque coin de rue ! Cigares, salsa, musique : des cocktails uniques (au sens propre comme au figuré !) qui détonnent jusqu'au petit matin. Le quartier de la Havana vieja (la vielle Havane) est même classé patrimoine mondial de l'humanité.

 En dehors de sa capitale Cuba abite bien d'autres joyaux, comme la très coloré Trinidad ou encore Cayo Coco et Cayo Guillermo. Ces deux petites îles superbes, dotées de plages paradisiaques et d'hôtels top confort sont visitées par les flamants roses et autres animaux exotiques.

Ces petits coins de paradis sont reliés à la terre par la route depuis Moron (Nord-Est de Cuba). Une traversée incroyable seul(e) à seul(e) avec l'océan !

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