L'art copte

L'art copte

L'art copte est un art populaire, celui du peuple sous la domination romaine puis byzantine.

Après la conquête arabe, cette population se réduira progressivement au fil des conversions à l'islam.

Dès la fin des persécutions romaines, le christianisme donne naissance, en Égypte à une civilisation originale, artistique et littéraire.

Jusqu'au VII e siècle, l'art copte connaît son âge d'or. Interrompu par l'arrivée des Arabes (641), il revit trois siècles plus tard ; mais à partir du XII e siècle, il recule puis disparaît.

L'art copte appartient à la vallée du Nil. Dès ses débuts, il se distingue comme une curieuse interprétation d'éléments hellénistiques. Au IV e siècle de notre ère, apparaît en effet un art « précopte » encore païen, venu de la Bactriane et dérivé de modèles grecs.

Il se développe ensuite dans les églises et les monastères par une architecture dérivée des temples pharaoniques ; les motifs, rosaces, tresses, entrelacs végétaux ou bandes géométriques entièrement colorés de rose, de vert ou de jaune, détachent leurs contours sur un fond de couleur sombre.

Les absides abritent de petites fresques aux couleurs chaudes figurant les apôtres et le Christ en majesté. Les murs sont couverts de peintures, scènes bibliques, saints à cheval, moines et patriarches, encadrés par un dessin géométrique.

Ainsi, cet art copte développe, à sa façon, le décor peint et sculpté.

Héritier des portraitistes gréco-égyptiens du Fayoum et d'Antinoë, il excelle dans une forme de portrait synthétique qui encadre les absides ; mais il préfère à la sculpture du visage humain, entrelacer les rinceaux de feuillages stylisés jusqu'à l'abstraction.

Les panneaux des sarcophages avec leurs médaillons donnent des bandeaux ou des linteaux ; les méandres des sols en mosaïque passent par les frises et les caissons des plafonds, en d'étroites bordures, courent sur les murs.

Si ces tendances sont moins marquées dans l'art profane des tissus, « gobelins multicolores d'Antinoë et d'Achmim », elles se développent dans les stèles funéraires de haute Égypte où tous les éléments décoratifs architecturaux se résument en un décor synthétique.

Modifié par l'invasion arabe et l'islamisation progressive du pays, l'architecture est transformée ; les coupoles remplacent les toitures de bois et des éléments d'origine persane s'introduisent dans le décor.

Aux X e et XII e siècles, les monastères prennent l'aspect de forteresses médiévales pourvues de donjons carrés. C'est l'âge des grandes bibliothèques et des manuscrits enluminés dont les reliures de cuir travaillé inspireront les reliures musulmanes.

Sous les vizirs arméniens (1174-1163 environ), les monastères parviendront à une extraordinaire beauté : peinture, mosaïque, art des jardins et des vergers... Avec Saladin (1169), sonne le glas de l'art copte.

Seule la peinture continue à vivre, et encore grâce à des étrangers, Arméniens, Grecs, Éthiopiens, qui adaptent les sujets coptes à leur style.

Les icônes portatives se développent pour aboutir au XVIII e siècle, aux oeuvres originales de Jean l'Arménien ou d'Ibrahim le Scribe, qui décorent les pittoresques églises du Vieux-Caire.

Principaux sites coptes en Egypte

  • Le Caire : les églises du Vieux-Caire (St-Serge, Ste-Barbara), le musée copte (trente salles passionnantes).
  • Wadi Natroun : quatre couvents coptes.
  • Mer Rouge : monastère Saint-Antoine-le-Grand et monastère Saint-Paul-le-Thébain.
  • Assouan : monastère Saint-Siméon.

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