L'apogée du culte d'Aton

Akhenaton et Néfertiti : les époux du soleil

En 1358 avant notre ère, au milieu d'un cirque naturel de montagnes, surgit la « cité du soleil » édifiée par Akhenaton ; il n'en reste que quelques débris épars aux reliefs martelés.

Lorsque Aménophis IV monte sur le trône, l'Égypte s'étend de l'Euphrate au Soudan, le pays est riche, la capitale Thèbes, au zénith de sa gloire, avec pour dieu unique Amon-Rê, duquel le pharaon tient sa force ; le clergé est devenu puissant.

À douze ans, Aménophis IV épouse une petite princesse mitannienne (Haute-Mésopotamie), Néfertiti ; elle est très belle et après le mariage d'État, vient l'amour.

Leur règne commence en 1364, le couronnement du pharaon ne se fait pas à Thèbes, mais à Hermonthis, « Héliopolis du Sud ».

Le nouveau maître de l'Égypte prend ses distances avec le clergé, et à la sixième année de son règne, à l'idée d'une religion de « type ouvert », change de nom pour s'appeler Akhenaton « agréable à Aton ».

Avec Néfertiti, il fait construire une nouvelle cité à la gloire d'Aton, avec un superbe temple différent des édifices égyptiens traditionnels aux salles sombres et secrètes.

À Tell El-Amarna, toutes les salles sont à ciel ouvert, le peuple d'Égypte peut y pénétrer librement, tout est fait pour favoriser l'harmonie entre le ciel et la terre. Le souverain est devenu un maître spirituel, proche de ses disciples.

Le couple amoureux (ils auront six filles) s'embrasse sur les bas-reliefs, ce qui ne s'était jamais fait, comme est choquant le fait de prendre des étrangers parmi les nouveaux dignitaires.

Mais ce désir de paix universelle n'empêche pas la lutte aux frontières, principalement en Phénicie. Akhenaton va devenir très vite l'« hérétique ».

En l'an 15 du règne, Néfertiti disparaît des inscriptions, le pharaon meurt dans des conditions mystérieuses à l'âge de trente ans, quelques années après.

Le nouveau pharaon, est son second gendre, Toutânkhaton, les prêtres de Thèbes s'empressent de le faire couronner sous le nom de Toutânkhamon ; il a neuf ans, il mourra à dix-huit ans.

Au Musée égyptien du Caire (et au Louvre), les statues du style dit « amarnien » se présentent déformées, elles n'obéissent pas à des critères de ressemblance mais à un symbole : le pharaon, aux larges hanches, est à la fois père et mère des êtres vivants.

Par contre l'immense beauté de Néfertiti se retrouve sur l'admirable buste du musée de Berlin, car elle aussi sera défigurée sur les stèles d'Amarna.

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