Hiéroglyphes

Les hiéroglyphes

Les Égyptiens n'ont pas inventé l'écriture. Auparavant, les Sumériens, vers le IV e millénaire avant notre ère en Mésopotamie, dans l'Iraq actuel, avaient trouvé le moyen d'imprimer sur des tablettes d'argile des encoches pour leurs chiffres, afin d'avoir le nombre exact des denrées stockées.

À la différence des Mésopotamiens, limités par leurs coches dans la glaise, les Égyptiens écrivaient 700 à 800 signes.

Ainsi, une haie de roseaux représentait un jardin ; un lotus dressé, une colonne ; un canard associé à un boomerang devenait la chasse ; la vache allaitant son veau exprimait l'idée de se réjouir...

Mais cette écriture évolua : ainsi de hiéroglyphique, la graphie se simplifia le scribe écrira ce que lui dictait son supérieur, ce sera l'écriture hiératique.

Plus tard, dans les villes et villages, l'écriture se démocratisa en se simplifiant encore et devint alors démotique.

Champollion déchiffre les hiéroglyphes

Au IV e siècle de notre ère, la civilisation pharaonique s'éteignit sans conserver le secret de son écriture. Quinze siècles plus tard, Champollion, un jeune élève du collège de Grenoble, originaire de Figeac, extrêmement doué (il connaît le latin, le grec, l'hébreu, la Bible à l'âge de douze ans !) apprend le copte et l'arabe car il a décidé de déchiffrer les hiéroglyphes.

À dix-huit ans, il étudie le texte de la copie de la pierre de Rosette (l'original est toujours à Londres). L'Anglais Young avait fait de même mais se découragea très vite.

Arrive alors, à Londres, une pierre portant le nom de Cléopâtre : Champollion en reçoit une copie et constate que le nom de la reine et celui de « Ptolémée » lu sur la pierre de Rosette ont des sons et des signes communs. Champollion retrouve les signes de base.

Il réussit à prononcer les idéogrammes en s'aidant de la langue copte qu'il connaît bien.

Il retrouve ainsi le nom de « Ramsès » sachant qu'il y a un M et deux S soit « Mses », « fils de », il se souvient du mot copte « soleil » en voyant le disque, relevé par le signe « être unique », ce qui lui donne le « Ra » de Ramsès. Le « puzzle » était reconstitué.

Épuisé de travail, Champollion meurt en 1832, à l'âge de 42 ans. Il a tout de même pu visiter, au prix de grosses difficultés, les temples ensablés dont il avait tant rêvé.

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