Les Arts antiques

Les Arts antiques

Principales périodes

  • Ancien Empire (2700 à 2200 av. J.-C.). Nous devons à cette période le Sphinx, les mastabas (tombes de dignitaires) et les pyramides de Djoser (dites à degrés, à Saqqara), ainsi que de Khéops, Khéphren et Mykérinos.

Ces monuments reflètent une monarchie absolue de droit divin ; sépultures gigantesques pour les rois, nécropoles à l'image de la Cour.

En architecture, la ligne droite et pure prédomine ; le relief caractérise la décoration des mastabas.

  • Moyen Empire (2040 à 1782 av. J.-C.).

La sobriété domine cette époque ; elle se reflète dans l'architecture par des lignes pures et nettement marquées : le kiosque (reposoir) de Sésostris Ier à Karnak ; le Labyrinthe du Fayoum, le temple de Montouhotep à Thèbes, les tombes de Beni Hassan et d'Assouan.

Les sculptures prennent des formes délicates, plus subtiles et plus plaisantes. La statuaire atteint un véritable classicisme.

  • Nouvel Empire (1552 à 945 av. J.-C.). Les temples révélant la grandeur et la splendeur de cette époque sont souvent à une échelle monumentale : temple d'Amon à Karnak, temples de Louxor, Médinet Habou, Deir el-Bahari ; les hypogées souterrains de la nécropole thébaine, ainsi que la cité royale de Tell El-Amarna.

Les sculptures sont couvertes de hiéroglyphes.

L'art oscille perpétuellement entre l'idéalisme froid et le rendu de la vie, jusqu'à la mièvrerie. L'art amarnien dépasse ce débat et traduit une vie intérieure intense.

Basse Époque et Époque gréco-romaine (à partir de 672 av. J.-C.). Conflit entre l'art ancien et les tendances nouvelles ; on essaie de rajeunir le vieux style.

Influence progressive des Grecs, des Romains : les temples d'Horus à Edfou, d'Hathor à Dendera et d'Isis sur l'île de Philae sont ptolémaïco-romains.

La sculpture reproduit d'une façon plus minutieuse les modèles.

Caractéristiques de l'art Antique : Les piliers et les colonnes ont beaucoup d'importance et sont caractéristiques de l'architecture égyptienne.

Le pilier de forme carrée se trouve partout dans les temples et les tombes de l'Ancien Empire ; au début ses surfaces sont lisses, plus tard elles sont couvertes d'ornements et d'inscriptions.

La colonne, parfois octogonale, prend souvent la forme d'une plante avec base et chapiteau sous un abaque carré, supportant les architraves et les dalles du plafond.

Les plantes du pays, le lotus et le papyrus, sont représentées de différentes manières, les chapiteaux formant les boutons de leurs fleurs, ouverts ou fermés. Les fûts reproduisent une tige ou un faisceau.

Les temples de l'Ancien Empire et du Moyen Empire ont été fort mal conservés, mais ceux du Nouvel Empire et de l'Époque ptolémaïque, bien que beaucoup plus grands donnent une idée des édifices originaux.

Des images et des inscriptions décorent les surfaces figurant parfois les exploits du souverain à la guerre ou à l'intérieur des édifices montrant le roi, seul véritable prêtre, dans l'accomplissement du culte.

De monumentales portes en briques en forme de tours, semblables à une forteresse, appelées pylônes, constituent l'entrée principale du temple.

Les obélisques, pylônes, colonnes, plafonds et murs portent les titulatures des pharaons et décrivent le rituel.

Les tombes de l'Ancien Empire sont construites en brique ou en pierre calcaire ; ces mastabas, à l'origine simples pièces rectangulaires deviennent plus vastes, comprenant chambres et couloirs.

La vie du mort y est racontée par des gravures murales, des statues et des inscriptions. Le cercueil est placé au fond d'un puits vertical bien au-dessous de la chapelle funéraire.

La pyramide s'est développée à partir du mastaba. Plusieurs mastabas placés l'un au-dessus de l'autre forment la « pyramide à degrés » de Saqqarah ; les côtés se coupant obliquement pour former des arêtes en ligne droite qui se rencontrent au sommet définissant ainsi une pyramide.

Le sarcophage reposait dans une chambre funéraire au milieu de la pyramide. Cette forme architecturale resta en usage jusqu'à la fin du Moyen Empire.

À partir de la XVIII e dynastie, les souverains firent creuser leurs tombes dans le roc de la Vallée des Rois à l'ouest de Thèbes. Les parois des chambres et couloirs sont richement ornées d'inscriptions et de peintures aux couleurs brillantes.

La noblesse se mit à imiter les rois, ce qui explique l'existence d'une vaste nécropole sur la rive ouest du Nil.

Croyance dans une vie d'outre-tombe. Cette conviction nous permet de comprendre clairement l'art des Égyptiens.

Pour eux, la mort n'était qu'une transition vers une vie future similaire à la vie terrestre.

Ceci explique la momification des morts et la présence d'offrandes, de statues, d'images et d'inscriptions dans leurs tombes, ainsi que les nombreuses statuettes destinées à servir le mort.

En effet, ce dernier ne devait pas manquer dans l'au-delà de ce qui lui était nécessaire pendant sa vie.

Dans les peintures et les bas-relief, les dimensions du dessin varient suivant l'importance du personnage. Les détails sont reproduits aussi fidèlement que possible, mais sans tenir compte de la perspective réelle amenant une distorsion des personnages ; les teintes sont plates et le dégradé est évité.

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