Rodeo Drive sans le sou

Lèche-vitrine chic

Louis Vuitton

Julia Roberts, c’est moi. L’espace d’une heure ou d’une après-midi sur Rodeo Drive. Nous sommes dans la ville du cinéma, alors je vais jouer mon rôle d’actrice.

C’est la seule façon d’apprécier l’avenue la plus chic de Los Angeles : se mettre dans la peau de l’héroïne de Pretty Woman.

 

 

Versace

Ici, au pied des collines de Beverly Hills le prêt-à-porter n’existe pas. Tout est hors de portée. Le moindre accessoire minuscule se facture plusieurs centaines de dollars.

La plupart des passants se contentent du lèche-vitrine en rêvant. Seuls les plus téméraires osent pousser la porte de Vuitton, Yves Saint Laurent ou Versace.

Je refuse de subir cette humiliation et repense à cette scène mythique du film, quand les vendeuses d’une boutique de luxe refusent de servir le personnage de Julia Roberts, jugeant qu’elle n’a pas le look bon chic bon genre de la maison…

Hôtel Regent Beverly Wilshire

Deux catégories de gens sont identifiables sur les trottoirs de Rodeo Drive : les touristes qui se font photographier devant les vitrines dorées, les yeux plein d’étoiles ; et les autres, les quelques fashion victims bien réelles, cachées derrière d’épaisses lunettes de soleil, au portefeuille plus ou moins bien rempli.

Rodeo Drive s’apprécie d’abord avec les yeux. On s’arrête un instant devant le fameux hôtel Regent Beverly Wilshire, où Richard Gere avait ses habitudes.

On s’imagine offrir à l’élu de son cœur ces chaussures dont le prix n’est pas affiché.

 Mais après une après-midi à faire l’actrice, le goût du luxe risque de reprendre le dessus dans la soirée. Alors je conseille d’aller boire une bière au chic bar à l’angle de Rodeo Drive et Santa Monica Boulevard, en regardant par terre : un aquarium empli de poissons tropicaux est incrusté dans le sol. Accoudée au bar, en fermant les yeux, on peut encore se prendre, l’espace d’un instant, pour Pretty Woman.

Caroline Connan © Azurever.com

Notre sélection expériences

Toutes nos expériences