Jazz à New York

le blue note

« Qu’est ce qui m’a fait venir à New York? » … « Un saxophoniste de jazz new-yorkais !» me répond Gonzague, un de ces jeunes français expatrié ici.

En effet, New York rayonne de jazz. Elle en devient un des berceaux historiques lorsque, dans les années 1920, les musiciens émigrent de Chicago.

Très vite, la ville devient connue pour ses grands orchestres noirs et pour ses salles de concert mythiques -comme le Blue Note ou le Village Vanguard- ou se produisent et sont enregistrés les plus grands noms du jazz.

Mais New York est surtout resté un des plus grand rendez-vous du jazz contemporain, et son cadre particulier offre une expérience musicale unique.

C’est la quantité de Jazz qui étonne d’abord. Dans certains quartiers, comme le Greenwich Village, on devine partout la silhouette massive des contrebasses derrière les vitrines des salles en briques rouges – et tous les soirs, des centaines de pianos résonnent simultanément de formes de jazz très différentes.

piano

Le Jazz de New York est fondamentalement intimiste.

La ville n’est pas seulement un point de passage pour les plus grands musiciens en tournée, c’est l’endroit où beaucoup d’entre eux vivent.

New York, c’est chez eux, et tout naturellement, c’est l’endroit où ils se produisent le plus souvent, de manière décontractée, entre copains.

Il faut ajouter à cela le fait que la plupart des salles dans lesquelles ils jouent sont très petites – et vous comprendrez pourquoi l’on a l’impression d’être invité dans leur salon.

Batterie

La communauté des musiciens prend plaisir à créer et inventer chaque soir des nouvelles combinaisons qui font qu’aucun concert ne se ressemble

Tel soir, tel bassiste joue avec tel guitariste et tel autre pianiste qui vient d’un autre groupe.

Les pièces en sont interchangeables et les expériences renouvelées.

Ainsi, il ne suffit au départ que de connaître un ou deux noms pour vite découvrir des artistes d’égale qualité.

New York est aussi un laboratoire de nouvelles formes de Jazz.

Une scène très active de jazz Yiddish – à l’image de l’excellent John Zorn– est née à Brooklyn des communautés de juifs expatriés d’Europe de l’Est.

Dans les Lower East Side, des salles underground comme le Tonic et le Stone vous offriront un jazz avant-gardiste, presque électro, un peu plus difficile d’accès, qui alterne sons harmonieux et jazz conceptuel de bruits de tuyaux.

saxo

Autre particularité : le jazz new-yorkais est accessible. Pas trop de longues queues et pas besoin de réserver six mois à l’avance pour en avoir un bon aperçu.

A l’exception du Blue Note dont les places sont parfois chères, la plupart des bars de Jazz pratiquent des tarifs abordables (entre 10 et 30 dollars), et les tickets se prennent souvent à la dernière minute.

Notre coup de cœur : le Smalls. Un bar qui porte bien son nom, chaleureux, feutré, ou des musiciens– souvent accompagnateurs, en concert et en studio, des plus grands noms–créent leur musique dans l’instant.

Pas d’inhibition chez ces artistes qui vous offrent généreusement une musique d’excellente qualité – leurs sets peuvent durer jusqu’à plusieurs heures. La fameuse pomme de trac dans la gorge a disparu.

Autres clubs de jazz de référence non cités : le 55 Bar, le Fat Cat, le Smoke, le Bird Land et l’Iridium à Time Square.

© Elodie Barbey / Azurever.com

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