Saveurs et Senteurs d’Ardèche du Sud

Entre Cévennes et Vallée du Rhône, 2000 vignerons passionnés forgent depuis 30 ans le renouveau du vignoble d’Ardèche méridionale.
Des noms de villages qui chantent et fleurent bon l’évasion estivale : Sauveplantade, Joyeuse, Aubenas, Gras, Mirabel, Largentière, Vogüe… Non, les vins d’ici ne peuvent faire grimacer, ils ne peuvent être que francs et joyeux !

Ici pourtant, la terre est rude à travailler, le vignoble arraché à la terre ! Dans cette marqueterie de terroirs que colorent chênes truffiers, cades, micocouliers, mûriers, les vignerons-maçons remontent inlassablement les murets des terrasses supportant la vigne ; on leur doit le renouveau du vignoble ardéchois qui signe à présent les vins qualitatifs les plus septentrionaux des méridionaux.

Une palette de vins vifs et gais

Chemin faisant, de la chataîgne à l’olivier, de l’olivier à la vigne, le vin est devenu la première production agricole du département ; dans ce paysage, les Vins de Pays des Côteaux de l’Ardèche se sont taillés un joli fief (7500 hectares); l’Ardèche est devenue pionnière dans cette catégorie ; il est vrai que la mode du cépage bat son plein non seulement dans le monde mais en France et les Vins de Pays en sont le fer de lance.
Quant aux Côtes du Vivarais en AOC depuis 1999, (500 hectares), ils affichent depuis belle lurette leur méritée notoriété.

La fraîcheur des Cévennes alliée à l’ensoleillement dru de la vallée du Rhône donne une belle maturité aux cépages traditionnels, Syrah, Grenache, viognier ; ici, on vendange la nuit, à la lumière de phares, pour préserver la fraîcheur des raisins ; les grappes sont ramassées en plusieurs passages pour éviter les goûts herbacés, avec la volonté de rechercher dans la variété des sols et des cépages un style de vin autochtone.
Le goût fruité domine, ce sont des vins de plaisir, de partage, d’amitié !

Le Chatus, un cépage «outsider» rescapé de l’oubli !

A la fin du 18ème siècle, une foultitude de cépages joliment prénommés «mortefeuille», «œillade», «olivette», «passerille»… faisaient florès ! Cépages abandonnés aujourd’hui ! Et c'est dommage! Un rescapé cependant, le Chatus, sauvé de l’oubli par une poignée de jeunes vignerons audacieux, copains d’enfance ; ils ont récemment fait le pari de faire revivre ce cépage ancestral.
Production confidentielle pour le moment, ce Chatus historique, rouge chatoyant, profondément tannique, aux arômes de nèfles et de tabac, qu’il est préférable de décanter, se laisse séduire à merveille par une cuisine métissée à la mode ou bien une cuisine canaille, plus effrontée genre «pop cuisine», «tapas», «fusion food»…mais avec une viande rouge, un gibier à poil ou un chocolat noir, son côté charnu, charpenté est tout simplement sublimé.

Des vins de belle facture !

Ces jeunes vignerons « aficionados » s’adaptent, tentent l’impossible pour échapper à la crise de la viticulture, respectent le terroir, déplorent la banalisation du goût et le dopage des vins ; les leurs ont assez de distinction pour se faire remarquer et assez de simplicité pour être mis sur toutes les tables !
Et les prix des cuvées savent raison garder !

Ouvrez leurs vos caves….sans modération !

(De 2,50 euros à 8 euros, Caves, Caveaux, Grande Distribution)
Un coup de coeur : Chatus 2006, Vin de Pays des Coteaux de l'Ardèche, 6,70 euros

www.ardeche-wines.com
www.uvica.fr UVICA vignerons ardéchois

Genevieve Guihard

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