Le Monastère des Dix Mille Bouddhas

Une des statues dorées qui peuplent les lieuxSha Tin, Nouveaux Territoires. Quand on se trouve sur le quai du KCR, ce train qui relie la péninsule de Kowloon à la frontière avec le " continent ", on est à deux pas d'un gigantesque centre commercial.

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Les gens se pressent, franchissent en hâte les tourniquets ; au-delà, les boutiques s'enfilent à l'infini.

On sort de là, on marche en direction de l'énorme bâtiment dans lesquels s'arrachent les meubles en kit de certaine compagnie suédoise.

Il y a foule, encore, et sur la route défilent quantités de voitures, minibus, taxis.

Mais on continue, juste un peu plus loin, après le bureau de poste : l'entrée, les premières marches.

Dix minutes plus tard, le vacarme de la ville est absorbé par les arbres d'une grande forêt de bambous ; bientôt, le long de l'escalier qui serpente au milieu, apparaissent les premières statues dorées.

Le monastère des " Dix Mille Bouddhas " tire son nom de ces innombrables statues qui peuplent les lieux, chacune arborant des traits uniques.

Celles que l'on voit lors de l'ascension vers le monastère sont parmi les plus extravagantes : des Bouddhas corpulents, maigres, chauves ou chevelus, accompagnés de chiens, de dragons ou de crapauds ; joyeux, énigmatiques, sévères ou tristes.

Plus de quatre cent marches plus tard, sous des branches où résonnent parfois les cris des singes, on atteint le monastère ; quelqu'un est là pour vendre à prix d'or des bouteilles d'eau à ceux que la montée aurait par trop déshydratés.

Une magnifique pagode à neuf étagesIl y a d'abord une large cour, où se trouvent divers autels et brûloirs à encens, avec d'autres statues.

Au milieu de cette cour, une grande pagode à neuf étages ;

à l'intérieur, un escalier en colimaçon mène à son sommet, et les niches creusées dans les murs pour abriter d'autres effigies permettent d'admirer le paysage splendide aux alentours, le havre de Sha Tin, et les collines boisées environnantes.

Dans la cour, bordée d'arbres, il y a aussi quelques pavillons qui abritent les statues d'importants personnages du panthéon bouddhiste local :

l'un d'eux est dédié à Kwun Yam, la blanche déesse de la Pitié, tournée vers la mer (elle est traditionnellement la protectrice des marins et pêcheurs) ;

dans un autre se trouve Manjushri, Boddhisattva de la sagesse et de la bravoure, chevauchant un lion ; on voit encore Samantabhadra le disciple de Sakyamuni, sur son éléphant blanc à six dents, et plus loin Vitasoka, gardien du grand temple qui se dresse en face de lui.

Vue sur Sha Tin, depuis la pagode rougeCe temple est celui qui abrite les " dix mille bouddhas " à proprement parler (il en compte en réalité plus de 12800).

Ces nombreuses figurines, chacune plaquée d'or et dans une posture différente des autres, recouvrent les quatre murs à l'intérieur du temple, du sol au plafond, sur près de neuf mètres de haut.

Au centre de l'autel, dans la fumée de l'encens brûlé par les fidèles, se trouvent trois grandes statues à l'images d'importantes divinités ;

mais derrière elles, plus important encore, est disposée une statue à l'effigie du révérend Yuet Kai, fondateur du monastère.

La ferveur de ceux qui viennent prier là ajoute encore à l'atmosphère impressionnante du lieu.

En poursuivant la visite jusqu'à la partie supérieure du monastère, on atteint d'autres temples plus petits, parmi lesquels celui d'Amitabha, aux fresques souvent remarquables ; certains d'entre eux sont en cours de restauration.

INFOS PRATIQUES

La manière la plus simple de se rendre sur place, si l’on se trouve à Kowloon ou sur l’Île de Hong-Kong, est d’emprunter la ligne KCR du Nord-Est, de Tsim Sha Tsui à Lo Wu, puis de descendre à Sha Tin.

La pagode du monastère est visible depuis l’extérieur de la station, dans les collines.

Le site internet du monastère : www.10kbuddhas.org

Dorian cavé© Azurever.com

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