Carthage, la ville disparue

éléphant carthaginois

Les Tunisiens le savent, leur pays a une histoire millénaire.

De nombreux noms d'hôtel et de restaurant le rappellent d'ailleurs : Ulysse, Hasdrubal, Hannibal et ses éléphants et, surtout, Elyssa « l'aventurière ».

Elyssa c'est le nom phénicien de Didon, la reine qui fonda Carthage en 814 avant j.C., d'après la version qu'en donne Virgile.

Didon, Enée, la domination de la Méditarranée, la rivalité avec Rome!

Colline de Byrsa

Mais attention, quand vous arrivez sur le site de Carthage, au Nord-Est de Tunis, il vous faudra beaucoup d'imagination pour retrouver ce passé grandiose.

Si ça peut vous aider, vous pouvez vous préparer en vous disant, comme Flaubert en voyage à Carthage : « A moi, puissances de l'émotion plastique !

Résurrection du passé, à moi, à moi ! ».

En effet, il reste peu de choses de cette métropole antique qui s'étalait sur 60 kilomètres carrés, entre Sidi Bou Saïd et La Goulette.

Thermes d'AntoninEn plus, les vestiges sont disséminés parmi des villas cossues.

La Carthage moderne est l'un des quartiers plus chics de Tunisie : même le Palais Présidentiel est ici, occupant un espace mitoyen des thermes d'Antonin.

Quand vous visitez les thermes (le site mieux conservé de Carthage), prenez des photos avec prudence.

Les gardes présidentiels surveillent les abords du Palais. Interdit de les photographier.

Visitez aussi les bassins du port punique, témoignage d'une puissance maritime qui avait dominé la Méditerranée occidentale pendant des siècles en conquérant toute l'Afrique du Nord, l'Espagne, la Sicile, la Sardaigne et la Corse.

Ou alors baladez-vous sur ce qui reste du forum, sur la colline de Byrsa. Les vues sur le golfe et le lac de Tunis vont peut-être vous remettre dans l'ambiance de « Salammbô », le grand roman historique de Flaubert, qui nous fait revivre l'histoire tumultueuse des rébellions des mercenaires carthaginois.

Fondations puniques

A côté du forum romain se trouve un petit carré d'anciennes fondations puniques.

Il est bon de se rappeler que les bâtiments carthaginois étaient des gratte-ciels en bois de six ou sept étages !

Voilà pourquoi la destruction de la ville voulue par le Sénat romain en 146 avant J.C. a été aussi radicale. Et si vous avez le temps, partez à la recherche du « tophet », la nécropole d'enfants.

Selon la légende, c'est ici que les Carthaginois ont sacrifié des milliers d'enfants au fil des siècles. Les archéologues sont partagés sur la question.

Cette légende noire en effet pourrait être une simple invention des Romains, soucieux de diaboliser leurs adversaires.

Fabio Benedetti-Valentini © Azurever.com

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